Vers une vraie réforme de l’école : pour l’instauration du chèque scolaire ! (Boulevard Voltaire)

Alors qu’on parle une nouvelle fois de réforme du système scolaire, l’échec cuisant des précédentes réformes se fait douloureusement sentir !

ors qu’on parle une nouvelle fois de réforme du système scolaire, l’échec cuisant des précédentes réformes se fait douloureusement sentir !

Le bilan est le même pour tous : le niveau scolaire baisse, le décrochage augmente et l’école ne remplit plus son rôle assimilationniste. Les décisions successives imposées par l’Éducation nationale interrogent : réforme des programmes, des rythmes scolaires, tests d’évaluation du niveau de français dès le CE2. Pour quels résultats ?

Plutôt que de réformer l’école ou même l’Éducation nationale, peut-être est-il temps d’oser sortir d’un modèle à bout de souffle en proposant la fin de l’hégémonie étatique par l’instauration du chèque scolaire !

Le fonctionnement de ce système révolutionnaire est simple : chaque famille reçoit, par enfant, un chèque correspondant au montant de la scolarité annuelle, qu’elle attribue à l’école de son choix ; cette dernière, sous réserve de places disponibles, sera tenue d’accepter l’enfant sans accepter de surfinancement, garantissant du même coup une véritable égalité dans l’accès à l’enseignement.

Les raisons pour lesquelles ce mode de fonctionnement est passé sous silence sont facilement identifiables : il signe la fin du statut de fonctionnaire des professeurs, la fin de la mainmise de l’État sur les professeurs et leurs formations, ceux-ci étant recrutés seulement en fonction de leurs mérites.

Pas de suppression des examens pendant le cursus, mais liberté totale pour les écoles dans l’établissement des programmes scolaires (en espérant que cela incite Fernand Nathan à revoir ses chiffres). L’expérience prouve que cela régule les établissements confessionnels qui, trop axés sur l’éducation religieuse, n’atteignent pas de résultats assez satisfaisants aux examens nationaux pour rester concurrentiels.

L’éducation des enfants serait remise entre les mains des parents, les écoles étant cantonnées à l’enseignement stricto sensu. C’est également un moyen de mettre un terme à la gabegie financière des établissements publics en induisant chez ceux-ci une notion de responsabilité, la concurrence les obligeant à avoir au minimum d’aussi bons résultats que leurs homologues privés, à coût égal.

Éric Zemmour raconte cette anecdote vieille, déjà, de quatre ans. Un de ses opposants lui avait déclaré : « Tu peux dire ce que tu veux, on tient les programmes scolaires. »

L’école est un lieu de pouvoir incontournable pour redresser le pays. Il est temps qu’elle acquière une véritable indépendance, délivrée des changements de majorité et de l’emprise idéologique des classes gouvernantes.

Ce système, mis en place en Suède, commence à y faire ses preuves. Sachons, dans le respect de la tradition française, nous inspirer de ce qui fonctionne chez nos voisins.

Thomas Valmenier

Source : Boulevard Voltaire