Véronique Besse – Grèce : pour le respect de la souveraineté grecque !

Mercredi 15 juillet, les parlementaires français se sont exprimés sur l’accord grec qui a été conclu entre les créanciers et le premier ministre Alexis Tsipras.

dette_vautoursCet accord devrait permettre à la Grèce de sortir de sa crise et rester dans la zone euro. J’ai voté contre cet accord pour deux raisons.

La première, c’est qu’en réalité, on ne fait que repousser les problèmes de quelques années.

Aujourd’hui, la Grèce est au bord de la banqueroute et nous assistons impuissants, à un troisième plan d’aide (depuis 2010) qui vise à garder la Grèce dans la zone euro et réduire sa dette. Le FMI, la Banque centrale européennes (BCE), les Etats, et toutes les Banques commerciales d’Europe, ont déjà déboursé 240 milliards d’euros pour ne financer que le coût de la dette…

Les créanciers de la Grèce, ont donc à nouveau négocié avec le gouvernement grec un accord engageant le pays sur la voie des économies… dans l’unique but de pouvoir un jour rembourser les sommes prêtées à un Etat qui n’était pas viable. En réalité, le remboursement qu’ils espèrent n’arrivera pas. Tout ce qu’ils auront, c’est selon toute vraisemblance une autre crise dans 2 ou 3 ans.

Mais surtout, cet accord piétine – une fois de plus – la souveraineté du peuple grec. Et c’est ma deuxième raison.

Ne pas respecter les référendums devient malheureusement une pratique trop récurrente dans l’Union européenne… Le parallèle est frappant : en 2005, les Français avaient dit non au traité constitutionnel qui est passé en force en 2008, sous la forme du traité de Lisbonne, sans referendum… L’accord grec, se fait au détriment de la volonté du peuple grec dont 61% ont dit non aux conditions posées par les créanciers pour financer un nouveau plan à hauteur de 83 milliards. Mais les institutions internationales s’imposent désormais aux Etats souverains.

Le ministre grec a été poussé à accepter cet « ultime » plan d’aide. C’est la victoire de quelques créanciers, sur la volonté d’un peuple. Et tout cela pour différer une crise.

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