"La France doit survivre, laissez-nous aimer la France !"
C’est ce vibrant appel que Philippe de Villiers, entouré de Frédéric Nihous et des têtes de listes MPF-CPNT, a lancé le jeudi 4 juin au Cirque d’Hiver lors du grand meeting de campagne devant plus de 1500 personnes.
Philippe de Villiers a voulu faire entendre « le cri sourd d’une France qu’on entend plus » qui est victime de la crise du libre-échangisme.
Dans son réquisitoire contre le traité de Lisbonne, le président du Mouvement Pour la France a dénoncé la fin de l’indépendance diplomatique de la France. Il a également rappelé que toute protection douanière sera interdite par le traité. Préconisant un retour au système de préférence communautaire des traités de Rome, respectueux d’une Europe des nations, il a souligné que la Commission de Bruxelles était devenue à présent « un organe supplétif de l’Organisation Mondiale du Commerce ».
Philippe de Villiers a martelé à l’adresse de l’UMP de « faire cesser ce mensonge » de l’opposition proclamée par l’UMP à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. « Vous aurez à vous en expliquer » a-t-il rajouté.
Commentant la prochaine venue du Président Barack Obama en France pour commémorer le débarquement du 6 juin 1944, Philippe de Villiers a déclaré : "si c'est en tant que président des Etats-Unis, il est dans son rôle. Mais si c'est le chef de l'OTAN qui vient compter et surveiller ses troupes, et remercier Nicolas Sarkozy d'avoir réintégré la France dans l'Otan, alors, Monsieur Obama, nous sommes les amis des Américains mais nous ne sommes pas soumis aux Américains". Il a, une nouvelle fois, souligné combien la réintégration de la France dans l’OTAN constituait une perte de souveraineté.
A la fin de son discours, devant une salle debout, il a proclamé la voix étranglée : " Nous entendons le cri du peuple qui souffre et qui dit à tous les médiateurs de France et de Navarre: l'Europe oui, mais la France doit survivre. Nous voulons qu'on nous laisse quelque chose de plus précieux que nous-mêmes, nous voulons que vous nous laissiez tranquilles sur un point, un seul : laissez-nous aimer la France ! "
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