Christophe Baudouin était hier à Dijon dans le cadre du déplacement de la caravane de campagne Libertas.
« Nous avons cinq messages à faire passer, ils sont les suivants : non à la Turquie dans l'UE, non à la réintégration dans l'Otan, oui à une Europe protectrice, oui à la ruralité, oui à une écologie équilibrée », lance Christophe Baudouin.
« Nous sommes les seuls à défendre l'idée d'un protectionnisme européen car il faut faire cesser les délocalisations. A ce propos, l'UMP a un double langage », poursuit l'avocat.
Comment compte-t-il s'y prendre ?
« En dissuadant les chefs d'entreprise par l'installation d'écluses douanières. Il faut instaurer des droits compensateurs sur les produits importés. Quand l'Europe exporte 100 €, elle importe 300 €. Il faut privilégier l'achat des produits fabriqués en Europe, passer d'un libre-échange inégal au juste échange. »
Sur le sujet de l'entrée de la Turquie, la réponse est ferme : « Ce pays n'a pas vocation à adhérer, sa culture est trop différente. L'UMP est mal à l'aise sur ce sujet. Cette année, la Turquie reçoit 500 M€ de crédits de pré-adhésion dont 85 M€ des contribuables français, Libertas vote contre ces crédits. »
Concernant le fondateur de Libertas, l'homme d'affaires irlandais Declan Ganley, Christophe Baudouin précise : « Il gère de la télécommunication d'urgence civile pour aller au secours des populations sinistrées. Il est donc allé naturellement aux Etats-Unis à la suite du cyclone Katrina. » « Tout est très clair », précise Christophe Baudouin.
Entouré de sa jeune équipe - la moyenne d'âge est de 40 ans - l'avocat entend convaincre et réussir « à faire basculer la majorité du Parlement de Strasbourg, le 7 juin prochain. »
La caravane est passée, elle continue sa route en sillonnant les terres de France.
Paru dans Le Bien Public, le 25 Avril 2009.














