Le communiqué faisait référence au rapprochement entre Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers à l'été 2009. Après les européennes, l'UMP et ses partenaires avaient élargi au parti souverainiste de Philippe de Villiers le "comité de liaison de la majorité".
"C'est pour l'UMP cautionner a posteriori les propos intolérables et racistes de M. de Villiers sur ceux qui 'se reproduisent comme des rats'", écrivait notamment la Licra.
Des propos contestés par Philippe de Villiers qui dit n'avoir jamais "écrit ou prononcé une telle ignominie".
"M. de Villiers dit exactement la même chose que M. Le Pen"
A l'audience du 3 mai, Patrick Gaubert avait reconnu que ces propos avaient été prêtés à tort au président du conseil général de Vendée. Philippe de Villiers "est un aristocrate", "un homme courtois qui aime la langue française", mais "il est malgré tout positionné à l'extrême droite de l'échiquier français" sur les questions d'immigration, avait plaidé son avocat, Me Emmanuel Trink, avant de poursuivre : "Ce que je veux dire c'est que M. de Villiers dit exactement la même chose que M. Le Pen, mais avec plus d'élégance".
La 17e chambre a également condamné le Nouvel Observateur à 1.500 euros d'amende, 1.500 euros de dommages et intérêts et 2.000 euros de frais de justice, estimant que l'auteur de la brève aurait dû vérifier l'exactitude des propos imputés à M. de Villiers.

L'ancien président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), Patrick Gaubert, a été condamné aujourd'hui pour diffamation par le tribunal correctionnel de Paris après avoir attribué à tort des propos racistes à Philippe de Villiers.












