Il a lancé à la cantonade : «Je n'ai demandé à personne de renoncer à ses convictions, et personne ne me fera renoncer aux miennes.» Il a enfin insisté sur «la loyauté et le respect» mais aussi sur «la liberté» qui doivent régner au sein de la majorité, en précisant aux chefs de parti que leur présence ne valait pas «engagement derrière un candidat pour la présidentielle de 2012».
Par accord tacite, les sujets qui fâchent, comme le droit de vote des immigrés, n'ont pas été abordés. Les nécessités électorales priment et dans ce domaine, les représentants des partenaires de l'UMP savent qu'ils ne font pas le poids face au navire amiral de la majorité présidentielle.
Christine Boutin, qui était la plus remontée cet été, s'est prononcée pour l'union dans les Régions, de même que l'ensemble des participants. «Mme Boutin sait bien que pour exercer des mandats, il vaut mieux être dans une coalition qui gagne que tout seul», avait déjà souligné Jean-Claude Gaudin avant le début de la réunion. Hervé Morin a précisé qu'il n'était pas question dans son esprit de revenir à «ce qu'on a connu entre le RPR et l'UDF», avec alliances ou non au gré des élections. Nicolas Sarkozy a précisé : «On prendra les meilleurs candidats.» Philippe de Villiers a participé à la réconciliation générale en affirmant : «Tout le monde autour de cette table est contre la bureaucratie et le dirigisme dans les Régions.» Comme il l'avait prévu, il a «embrassé Christine Boutin en lui demandant comment se sont passées ses vacances».
Le Nouveau Centre, dont certains dirigeants manifestent des velléités d'autonomie aux régionales, n'a donc pas la volonté de concurrencer l'UMP. À moins d'y être encouragé dans certaines Régions où, selon Xavier Bertrand, «une liste centriste indépendante au premier tour pourrait présenter un intérêt». Entre l'UMP et ses alliés, les choses sérieuses, c'est-à-dire l'examen au cas par cas des situations régionales, commenceront le 22 septembre.

Le président a fait taire les couacs de l'été en réunissant mercredi les chefs de l'UMP et des partis alliés, dont, pour la première fois, Philippe de Villiers.












