La communauté internationale avait déjà annoncé la couleur jeudi avec la déclaration du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, sur le progrès réalisé en vue de la constitution d’un gouvernement d’union nationale. Hier, Philippe de Villiers, actuel président du Conseil général de Vendée, s’est à son tour, exprimé sur le président de la Transition, Andry Rajoelina. « Nous le convions à se rendre en Vendée où nous nous apprêtons à l’accueillir comme un chef d’État », a-t-il déclaré hier dans le cadre d’une rencontre officielle avec le président de la délégation spéciale d’Antananarivo Edgard Razafindravahy, à Mahamasina.
Cette première visite officielle d’une délégation française depuis la crise, intervient quarante huit heures après la signature d’un consensus entre les différentes mouvances politiques. Est-ce l’ébauche d’une reconnaissance de la présidence d’Andry Rajoelina par la France ? Il est encore prématuré pour répondre à cette question. Une chose est sûre, même si l’Elysée ne s’est pas encore prononcé officiellement sur la question, cette déclaration d’une autorité française sonne comme une première étape vers cette éventualité.















