Après 22 ans de bons et loyaux services rendus aux Vendéens, Philippe de Villiers a donc décidé de démissionner de son poste de président du Conseil Général de ce département.
Et ceci sans avoir été sujet à une quelconque poursuite en justice pour corruption et autres dérives, pourtant si courantes dans cette république bananière qu’est devenue la France depuis 1981.
Il annonce de plus que cette décision ne vient pas du fait d’une lassitude de la charge ou des séquelles de son cancer. Et peu importe les tiraillements qui ce sont fait jour depuis quelques temps au sein du CG de la Vendée, ceci est du ressort exclusif des Vendéens.
Partant du principe qu’un politicien est comme un acteur, attaché à ses planches et désirant de la visibilité, je le soupçonne fort de se préparer à une deuxième carrière politique à l’échelon national, du même tabac qu’il a mené à l’échelon départemental.
Et si c'est le cas, nous serons nombreux à lui apporter notre soutien. Car il faut savoir que les charges pour assumer les responsabilités d’un CG ou d’un CR sont tellement lourdes, sauf à les prendre à la légère et cela n’a pas été le cas de P. de Villiers, que cela ne lui permettait pas de faire autre chose, et surtout pas de s’occuper plus assidument du mouvement souverainiste qu’il avait lancé en 1994.
Voilà donc une bonne chose. Car nous ne pouvons envisager un instant que Philippe de Villiers prenne sa retraite à 61 ans !... Outre le fait que cela deviendra sous peu illégal, nous le voyons mal commencer à rédiger ses mémoires entre les volailles de Challans aux mogettes arrosées d’une troussepinette de derrière les fagots, sous le ciel bas et venteux de cette chère Vendée.
Maintenant ! Quid du prochain remaniement ministériel ?... Les prochaines cantonales arrivent à grands pas, et sachant que celles-ci sont importantes pour celles qui suivent, il serait bien que nous ayons des personnalités de la droite patriote et souverainiste dans le prochain gouvernement. Ne serait-ce que pour ne pas laisser croire à nos compatriotes qu’ils seraient maintenant laissés seuls face à un dilemme cornélien lors des prochaines présidentielles tel que nous l’avons connu en 2002.
Soit la peste représentée par Fifille et son FN Nouveau qui allient allègrement en ce moment un nationalisme rétrograde à papa et un socialisme de misère tiré des corons, soit par le choléra qui nous attend au travers du prochain représentant ou représentante d’ une gauche anticléricale réunifiée prête à mordre les mollets de tous ceux qui refuseraient un cosmopolitisme à la sauce européenne et africaine estampillée PS Nouveau.
Certes, les options en matière de sécurité et d’immigration prises depuis prés de 4 ans par notre président et son 1er ministre sont très loin de celles que nous attendions en 2007 et on se rend compte de plus en plus que nos rues et nos banlieues deviennent des vrais Willayas autonomes dans lesquelles nos concitoyens, tout au moins ceux d’origine, se sentent en terre étrangère. Passons sur les impasses et autres impairs commises par ces deux compères pour ce qui concerne nos engagements dans des conflits internationaux qui ne sont pas les nôtres.
Néanmoins, tel l’évêque Théodule en Helvétie il faut parfois accepter de déjeuner et de cheminer avec le diable et lui promettre l’âme du pauvre Bredingue, pour pouvoir faire retentir le bourdon arrivant de Rome dans la cité avant le premier chant du coq.
Après tout, qu’importe la marque de l’ascenseur du moment qu’il monte et qu’on est dedans, et peu importe que le chat se peigne en gris si cela lui permet d’attraper les souris. L’autre pays du fromage et des tulipes vient de montrer l’exemple. Les Hollandais et autres Bataves redécouvrent les charmes d’une vraie politique souverainiste et patriote, en tout orange. A quand notre tour ?
Chris du Fier