En effet, Philippe de Villiers rappelle que la défense européenne dans le cadre de l’OTAN sera placée non seulement sous véto américain, mais aussi sous véto turc, la Turquie disposant d’un droit de veto sur les opérations de l’Otan.
Cette réintégration nous fait également perdre le bénéfice diplomatique obtenu grâce à la décision du Général de Gaulle, qui permettait à la France de jouer le rôle d’une puissance d’équilibre et de médiation au service de la paix.
L’Otan, qui a été conçu hier comme l’outil de protection de l’Europe de l’ouest et des Etats-Unis face au bloc soviétique, a perdu tout son sens depuis la chute du mur de Berlin. Cette alliance se résume aujourd’hui à alléger les charges financières et humaines des opérations militaires engagées et conduites par les Etats-Unis.
Dans les mois à venir, nous pourrons très certainement constater avec tristesse et inquiétude la présence toujours plus grande des forces françaises en Afghanistan en raison de notre engagement total dans l’OTAN, sans que nous puissions définir de façon autonome une stratégie de retrait mettant un terme à ces opérations militaires.

Philippe de Villiers rappelle sa ferme opposition à la réintégration de la France au sein des comités militaires de l’Otan à l’occasion du sommet se déroulant ce jour à Strasbourg. 












