Triste bilan, cependant, que ces 20 dernières années : un mur est certes tombé, mais un autre s’est peu à peu et méthodiquement dressé derrière lui. A la différence du premier, celui-ci s’est bâtit de manière sournoise. Paré des ornements de paix, de démocratie et de soi-disant prospérité, alors qu’il détruit les nations, qu’il brise l’économie européenne et piétine la volonté des peuples, personne ne l’a vu s’ériger.
C’est bien un nouveau mur qu’il faut à présent abattre, construit en travers de la liberté des peuples d’Europe par les technocrates de Bruxelles et les euro-mondialistes.
Le fonctionnement de l’Union Européenne et de l’URSS présente, en effet, d’étranges ressemblances, dont la conséquence est bien la disparition de la séparation des pouvoirs, fondement de la démocratie.
Tout comme l’était le Politburo au temps de l’empire des Soviets, la Commission Européenne regroupe quelques fonctionnaires qui détiennent le quasi-monopole du pouvoir exécutif. Les décisions de ce Politburo étaient avalisées par le Soviet suprême tout comme sont actuellement avalisées les directives européennes par le Parlement Européen.
Alors que l’URSS faisait régner l’ordre par la force armée, les euromondialistes plient les peuples à leur volonté en usant du chantage économique et de la contrainte de la ratification forcée, comme nous l’avons vu faire avec la France, l’Irlande, et récemment, avec Vaclav Klaus après leurs refus de ratifier le traité de Lisbonne.
Par ailleurs, l’expansion constante de l’URSS était la garantie de son existence. Est-ce là une attitude bien différente de l’Union Européenne qui est prête à faire entrer la Turquie dans l’UE, après un processus d’adhésion des pays de l’Est mené à marche forcée ?
Nous savons tous que les dissidents du régime communiste étaient envoyés au goulag. Les voix discordantes aux discours de convenance en Europe sont neutralisées par le politiquement correct, qui s’impose chaque jour un peu plus comme une forme de goulag intellectuel.
Enfin, il apparaît que les finalités des deux projets présentent d’étranges similitudes : imposer une nouvelle identité. L’UE, comme l’URSS, n’hésitent pas à détruire les identités nationales, les cultures, coutumes et traditions, « à faire table rase du passé », pour imposer une identité déracinée et sans saveur, accordée aux exigences d’un marché globalisé.
Le XXème siècle a vu la chute du Mur de Berlin et la fin de l’URSS. Souhaitons que le XXIème siècle sonne aussi le glas d’une expérience européenne qui transforme notre continent en une sorte « d’UERSS ».

Aujourd’hui, nous fêtons tous en grande pompe les 20 ans la chute du Mur de Berlin, symbole de la folie idéologique de la dictature la plus meurtrière du 20ème siècle. Nous attendons toujours le procès et la reconnaissance des crimes communistes, en instituant, par exemple, le 9 novembre comme journée de commémoration des victimes du communisme.












